Ils ont changé le monde. Les nouveaux dangers sont-ils maîtrisés?
     
                               

 

           

novembre 2002

Est-ce que le CSSIN se préoccupe réellement de l'information du public ?

Le Conseil Supérieur de Sûreté et Information Nucléaire (CSSIN) est un organisme gouvernemental français; ses membres sont des experts reconnus dans des domaines aussi divers que les sciences nucléaires, la sociologie ou le syndicalisme ... Certains sont des journalistes issus de la presse française fort renommée, comme l'AFP, L'EXPRESS, LE FIGARO, LE PARISIEN. Ces journalistes ont été priés de s'expliquer sur leur silence concernant des irrégularités embarrassantes de sûreté nucléaire.

       

 

SOMMAIRE

1) Rappel des faits

2) Débat entre T. FRONTE et le CSSIN.

3)Huit questions sur le silence des journalistes membres du CSSIN

     
                               

 

             

1) RAPPEL DES FAITS

Tommaso FRONTE est un ingénieur français qui après avoir rapporté des irrégularités de sûreté concernant la livraison de matériels et de prestations pour réacteurs nucléaires, fut immédiatement dénigré et licencié.
Il fut débouté par la justice française; le Conseil des Prud'hommes donna priorité aux intérêts de l'employeur et ne prit pas en considération les règles de sûreté nucléaire. Les attendus du jugement reprochent à T. FRONTE la rédaction de rapports réglementaires en matière de notification des irrégularités de sûreté nucléaire.
Après enquête, le quotidien Le Monde publia un article (24th Mai 2000) . Les réactions à cet article sont très révélatrices :

     
                               
             

A l'étranger...

... l'article de Le Monde fut le point de départ de questions parlementaires en Belgique; plus de trente articles furent publiés dans la presse et la télévision; des enquêtes furent ordonnées par la justice, par le Premier ministre de Belgique, par la Commission Européenne...

       

en France...

... le silence s'imposa et les faits furent ignorés par les analystes et les commentateurs officiels. Le silence est total au point qu'aucune information n'a été publiée au sujet des audiences au tribunal correctionnel de Nanterre devant lequel cinq responsables ont du répondre de leurs actes.

     
                               

             

2) DEBAT ENTRE T. FRONTE et le CSSIN

Le CSSIN fait partie de ces organisations qui ont ignoré de manière délibérée les faits ci-dessus indiqués. La direction (Ph. LAZAR, A. MACLACHLAN ...), et les membres du CSSIN qui représentent la presse française (F. NODE-LANGLOIS, F.MONNIER, J. MEILLON, Y. LEERS...) ont été interpellés pour expliquer leur comportement.

     
                               
             

Remarques de T. Fronte ...

En bref:
- Les journalistes qui sont membres du CSSIN n'ont pas encore accompli leur mission d'information. S'ils n'avaient pas choisi de se taire, il y a lieu d'identifier les obstacles qui ont empêché la publication d'informations embarrassantes.

       

Réponses de la direction du CSSIN...

En bref:
Les alertes de T. Fronte ont été ignorées parce qu'elles ont été considérées comme une tentative de se donner bonne conscience.
T. Fronte n'est qu'un simple citoyen et ne peut de ce fait saisir le CSSIN.

     
                               
             

T. FRONTE considéra que les réponses ci-dessus indiquées transgressent les principes de civisme et de culture nucléaire; il alerta tous les membres du CSSIN et il en résulta que :

- deux membres du CSSIN , Mme A. MACLACHLAN and M F. NODE-LANGLOIS, présentèrent le sujet à leurs collègues (20 juin 2002);

- L'administration française, DDSC (Direction Défense et Sécurité Civile) déclara que le cas concernant T. FRONTE était de la compétence du CSSIN (25 juin 2002).

     
                               

             

3) HUIT QUESTIONS sur le silence des journalistes qui sont membres du CSSIN.

Alors que les journalistes basés hors de France ont publié plus de 30 articles sur les faits ci-dessus indiqués, les journalistes membres du CSSIN ont gardé le silence. Ce comportement autorise les questions suivantes:

     
                               
             

QUESTIONS POSEES PAR T. FRONTE:

Question n. 1 (31 mai 2002): Les journalistes du CSSIN sont-ils aptes à informer le public au sujet des irrégularités de sûreté nucléaire?

Question n. 2 (31 mai 2002): Les journalistes du CSSIN savent-ils mobiliser les ressources nécessaires pour une information objective et indépendante?

Question n. 3 (31 mai 2002): Les journalistes du CSSIN font-ils preuve de conscience professionnelle face aux obstacles?

Question n. 4 (31 mai 2002): Les journalistes du CSSIN résistent-ils aux diverses formes de censure?

Question n. 5 (31 mai 2002): Comment les journalistes du CSSIN réagissent-ils quand un article sur la sûreté nucléaire n'est pas publié, ainsi qu'il est déjà arrivé avec le journal Le Parisien ?

Question n. 6 (28 octobre 2002: ) Le 20/6/2002 deux membres du Conseil, Mme A. MAC LACHLAN et M F. NODE-LANGLOIS détenaient des dossiers suffisants pour présenter les faits ci-dessus indiqués. Or ces deux rapporteurs sont aussi des journalistes. Quelles informations ont-ils publiées à ce jour, 28 octobre 2002, pour informer leurs lecteurs ?

Question n. 7 (28 octobre 2002): Quelles informations ont été publiées à ce jour 28/10/2002 par les autres journalistes (Mme F. MONNIER, Mme J. MEILLON, M Y. LEERS...) informés dans le cadre de la présentation au Conseil?

Question n. 8 (28 octobre 2002): Comment les parties intéressés par les faits et par la sûreté nucléaire peuvent vérifier les informations communiquées au Conseil par Mme A. MACLACHLAN et M. NODE-LANGLOIS?